#3 : 5 ans, 60 mois, 1826 jours, 43 824 heures

5 années déjà que tu t’es envolé. C’est fou ce que 5 ans ça passe vite, et tout ce qui peut se passer en si peu de temps. Mes 19 années passées à tes cotés semblent presque plus brèves.

5 années à se remémorer des souvenirs, les bons, comme les mauvais. Ces souvenirs de nous qui partions se promener, de nous qui plantions des patates au potager, en train de rentrer les brebis, à ramasser des oeufs, à embêter mamie, de toi qui parlait patois. Mais aussi, cet appel : j’étais en direction du village des marques lorsque Maman m’a appelé pour m’annoncer que tu étais parti rejoindre Titou et ton fils Xavier. Pendant quelques secondes, le monde s’est arrêté de tourner, j’étais fragile à l’époque, tu sais quelques mois plus tôt, on avait perdu un copain, et ça, c’était déjà dur, mais là. J’ai perdu mon seul grand-père, l’un de mes paternels, celui avec qui j’ai grandi au hameau, celui avec qui je passais mes vacances. Je n’ai pas eu le temps de te dire au revoir, ma vie étudiante venait de commencer, et c’est vrai que je venais moins souvent vous voir, pourtant à 5 minutes en voiture de chez Papa & Maman. Tant de monde est venu te dire au revoir, te rendre hommage, comme pour te remercier d’être l’Homme que tu as été.

Plus tot aujourd’hui, dans le métro, je me suis rendu compte que c’était il y a 5 ans, et ça me prend encore aux tripes. Tu sais papi, à Berlin, certain de mes amis m’appellent Christobal, comme toi tu le faisais. À l’adolescence, tu rigolais même parfois, en me disant que je devenais un grand homme, tu étais l’un des rares à me dire ça d’ailleurs. Parce que tu savais toi surement.

Ce que je vais dire va sembler fou, mais je suis persuadé que tu es là près de moi presque tous les jours, après Mémé, mon ange gardien c’est devenu toi. Alors, peut-être que c’est pour me rassurer, peut-être que tu veilles sur moi, qui sait après tout ? Alors je te dis tout ça aujourd’hui, comme pour te rendre hommage, et te dire que je ne t’oublie pas, personne ne t’oublie.

Je n’ai jamais eu le temps de te le dire, car à l’époque je n’avais pas conscience de l’importance de se dire ces mots, alors je te le dis ici : Je t’aime Papi. Et j’espère que tu es fier de moi, car tu es l’une des personnes à qui je dédie ma vie tous les jours, c’est à toi que je pense quand je regarde là haut.

Mireille Mathieu – Mille Colombes

Papi

 

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2 Comments

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  1. Sa fais plaisir de lire sa et me rend émue. C’était mon papi et c’est vrai on avaient une certaine relation avec lui. Il était fabuleux, toujours le mot de la vérité, toujours un mot pour rire.
    Avant de partir en vacances au mois d’aout j’avais tellement peur que tu partes j’étais venu te voir avant de partir au cas … et finalement tu t’est battu tu as repris du poil de la bête et ton cœur a lâché. Dans ton jardin tu est partis, à ta place dans ton acte de paix

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  2. somethingmoretolivebetter 8 décembre 2017 — 12 h 01 min

    Beaucoup d’émotions dans ce texte mon Christo ! On n’oublie jamais vraiment ils restent là dans un petit coin jamais très loin. Courage à toi ❤

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